Steve de Shazer et Bill O’Hanlon ont tous deux été les élèves de Milton H. Erickson avant de devenir ses collaborateurs. Parce qu’ils ont toujours été intéressés par le fait de savoir comment se débrouille une personne dans les moments où elle n’est pas confrontée à son problème, tous deux ont développé une approche plus solutionniste de la thérapie : la Thérapie Orientée vers la Solution.
QUELQUES POSTULATS DE BASE :
Les patients ont des ressources et des points forts pour résoudre leurs problèmes.
Le changement est permanent. Il s’agit donc de se poser la question suivante : "Que doit-il se produire pour poursuivre le changement ?".
Le rôle du thérapeute est de repérer et d’amplifier le changement.
En général, il n’est pas indispensable d"en savoir beaucoup sur le problème pour le résoudre.
Il n’est pas nécessaire de connaître la cause ou la fonction d’un problème pour le résoudre. "Seriez-vous satisfait si le problème disparaissait, même sans savoir jamais ce qui l’avait provoqué ?" est une question très appréciée par les patients.
Un petit changement est la seule chose qui soit nécessaire. Par la suite, il s’agit d’intensifier les changements apportés par le client.
Les clients définissent eux-mêmes les objectifs à atteindre.
Il est possible d’obtenir des changements rapides ou de résoudre rapidement les problèmes.
Il n’y a pas une façon "juste" de voir les choses.
L’intérêt est centré sur un objectif réalisable et qui peut être changé.
EN QUOI CONSISTE LA THÉRAPIE ORIENTÉE VERS LA SOLUTION ?
Dans cette pratique thérapeutique, il s’agit de faire naître l’idée que les patients ont toutes les aptitudes et les ressources nécessaires pour résoudre le problème qui les amène en consultation. A travers des questions, des présuppositions et un langage d’action, le thérapeute va introduire chez le patient des idées et des attentes de changement. Globalement, il va s’intéresser à la vie différente que le patient pourra mener lorsque la thérapie sera terminée et réussie, à ce qu’il fera de différent.
Une première tâche pour le thérapeute orienté vers la solution consiste à "dépathologiser" le problème. Il est souvent très utile de considérer la situation du client comme normale, ses difficultés comme faisant partie de la vie de tous les jours et non comme des problèmes psychologiques ou pathologiques. Si le thérapeute n’arrive pas à faire en sorte que son patient améliore la perception de ses difficultés, il s’agira alors de négocier avec lui un problème que l’on pourra résoudre.
Tout au long des entretiens, le thérapeute va modifier la perception de la situation du patient, et donc son langage. Des mots de plus en plus positifs qui atténuent la vision du problème vont être introduits dans la conversation. Le temps des verbes va être progressivement changé afin de situer le problème dans le passé et les solutions dans le présent et l’avenir. Le thérapeute utilise ainsi un langage d’action.
Les clients sont amenés à formuler des réponses qui sont auto-valorisantes et qui mettent en relief les points de la problématique abordée. Des remarques telles que "Votre façon d’aborder les choses paraît différente de la semaine dernière" permettent au patient de renforcer son estime de soi. Beaucoup de questions sont destinées à recueillir des informations sur les exceptions au problème (moments où les choses se passent bien), sur les solutions trouvées dans le passé pour le problème actuel, et sur les points forts de la personne. Quand le patient ne peut pas se souvenir d’exceptions, et qu’il ne semble y avoir ni solution actuelle ni solution ancienne sur lesquelles s’appuyer, le thérapeute posera des questions orientées vers l’avenir. De cette manière, le patient va pouvoir commencer à intégrer comment il vivra lorsque son problème n’existera plus. Restera alors la tâche de lui apprendre à mettre tout cela en pratique, en prenant soin de bien suivre son rythme...
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